Le logo de l'opérateur boursier Euronext est visible sur un bâtiment du quartier financier de la Défense à Courbevoie
par Diana Mandia
La plupart des Bourses européennes ont terminé en hausse lundi, soulagées par le rebond de la technologie américaine, tandis que les retombées politiques de l'affaire Epstein au Royaume-Uni ont pesé sur les actifs britanniques.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,60% à 8.323,28 points. À Francfort, le Dax a pris 1,15% et à Londres, le FTSE 100 a grappillé 0,16%.
L'indice EuroStoxx 50 a fini en hausse de 0,97%, le FTSEurofirst 300 a pris 0,70% et le Stoxx 600 a gagné 0,66%.
Les marchés d'actions ont terminé la séance sur une note positive, aidés par le rebond du secteur technologique américain (+1,74%) après une semaine dernière volatile.
Les perturbations que l'intelligence artificielle pourrait causer aux activités des éditeurs de logiciels et les objectifs ambitieux de dépenses pour développer cette technologie sont suivies avec appréhension par les investisseurs, qui s'intéressent de plus en plus aux gagnants et aux perdants de l'IA.
"Depuis fin 2025, les allocations se sont réorientées vers les marchés émergents, des expositions thématiques hors IA, et les valeurs cycliques, tandis que les produits liés aux cryptoactifs ont enregistré des sorties. Les investisseurs restent 'risk-on', mais avec davantage d'accent sur la diversification, la discipline de valorisation et la capacité à délivrer sur les résultats", écrit Lale Akoner, analyste de marchés chez eToro.
Les investisseurs se préparent également à une semaine riche en résultats et données économiques cruciales des deux côtés de l'Atlantique.
Les rapports sur l'emploi et l'inflation aux Etats-Unis, prévus mercredi et vendredi respectivement, devraient notamment aider les opérateurs à mieux anticiper le rythme et le calendrier des ajustements de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) dans une année marquée par la nomination d'un nouveau président lorsque le mandat de Jerome Powell prendra fin en mai.
En Europe, la Bourse de Londres a fini sans grand élan, pénalisée par la crise qui a éclaté au sein du gouvernement britannique en raison des liens entre l'ancien ambassadeur aux Etats-Unis, Peter Mandelson et le pédocriminel américain Jeffrey Epstein, décédé en 2019.
L'affaire, qui suscite des interrogations sur le discernement du Premier ministre Keir Starmer, a également pesé lundi sur les obligations, entraînant une hausse des coûts d'emprunt britanniques, même si celle-ci s'est atténuée après une série de déclarations de soutien au leader travailliste.
VALEURS
À Paris, Eramet a reculé de 5,9% après qu'une crise au sein de la direction a entraîné en l'espace d'une semaine le départ de son directeur général et la suspension de son directeur financier, le groupe minier français précisant que les deux décisions ont été prises pour des motifs distincts.
STMicroelectronics a progressé 9,76%, le groupe ayant annoncé lundi une collaboration stratégique élargie avec Amazon Web Services (AWS) via un engagement commercial pluriannuel de plusieurs milliards de dollars pour fournir des solutions en semi-conducteurs.
Ailleurs en Europe, UniCredit a grimpé de 6,3%, la banque italienne ayant annoncé lundi viser 11 milliards d'euros de bénéfices cette année.
InPost s'est envolé de 13% alors qu'un consortium dirigé par Advent et FedEx FDX.N a accepté de racheter le groupe néerlandais pour 15,60 euros par action, le valorisant à 7,8 milliards d'euros.
Novo Nordisk a pour sa part gagné 5,25% après que la société américaine de télésanté Hims a annoncé au cours du week-end qu'elle renonçait à son projet de lancer une version moins chère de la pilule anti-obésité Wegovy du laboratoire danois.
Au niveau sectoriel, la technologie a pris 0,8%, tandis que la défense s'est distinguée avec un gain de 2,39%.
A WALL STREET
A New York, le Dow Jones est stable, le Standard & Poor's 500 prend 0,62% et le Nasdaq Composite avance de 1,14%.
LES INDICATEURS DU JOUR
L'indice Sentix, qui mesure le moral des investisseurs dans la zone euro, a augmenté de manière inattendue en février, enregistrant sa troisième hausse mensuelle consécutive et atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2025, selon une enquête publiée lundi.
CHANGES
Le yen japonais se raffermit lundi de 0,6% à 156,13 pour un dollar après la victoire écrasante de la Première ministre Sanae Takaichi lors des élections législatives de dimanche, les traders pariant que les mesures de relance budgétaire promises par la dirigeante nippone, sortie grandement renforcée du scrutin, stimuleront le marché d'actions.
"Il ne fait aucun doute que cela donne à Takaichi un mandat pour mener une politique favorable à la croissance, et c'est un dilemme entre le fait que cela soit une bonne chose et la dynamique de la dette, qui inquiète le marché", a déclaré Kit Juckes, responsable de la stratégie de change chez Société Générale.
Le dollar perd quant à lui 0,63% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro gagne 0,68% à 1,1896dollar EUR.
TAUX
Les rendements des obligations allemandes, référence dans la zone euro, ont fini en légère baisse lundi, les investisseurs attendant les données prévues plus tard dans la semaine.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a reculé 0,7 point de base à 2,8403%. Le deux ans a abandonné 1,2 point de base à 2,0579%.
Toujours dans la zone euro, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a annoncé lundi qu'il quitterait son poste début juin, soit un peu plus d'un an avant la fin de son mandat, une démission surprise qui ne devrait en aucun cas perturber les plans de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
Au Royaume-Uni, le Gilt britannique à 10 ans a pris 1,6 point de base à 4,53%, réduisant rapidement sa hausse après qu'un certain nombre de proches du Premier ministre britannique, dont la ministre Rachel Reeves, lui ont manifesté leur soutien.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans est plutôt stable à à 4,2140%. Le deux ans cède 0,6 point de base à 3,4893%.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont en hausse, le Département américain des Transports ayant émis un avis recommandant aux navires battant pavillon américain de rester aussi loin que possible du territoire iranien lorsqu'ils traversent le détroit d'Ormuz et le golfe d'Oman.
Le Brent prend 1,94% à 69,37 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,98% à 64,82 dollars.
A SUIVRE LE 10 FÉVRIER:
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer